Le ASTON MARTIN LAGONDA TARAF 2017 revient sur le marché avec seulement 500 miles. Découvrez le secret du V12 de 540 ch qui est resté inutilisé pendant des années. Regardez la mise.

Il existe une catégorie de voitures qui transcende le simple transport, entrant dans le domaine de l’art mobile et de l’investissement à haut risque. C’est précisément dans ce créneau qu’une rareté absolue vient d’émerger sur le marché. Une Aston Martin Lagonda Taraf 2017, avec moins de 800 kilomètres au compteur, a été confirmée pour passer sous le marteau lors de l’événement prestigieux Amelia Concours de 2026. Ce n’est pas simplement une autre berline de luxe ; c’est une capsule temporelle qui est restée intacte dans une salle d’exposition californienne pendant une demi-décennie, attendant le bon acheteur.
L’Extrême Rareté d’une Production Limitée
L’exclusivité est la monnaie la plus précieuse dans le monde des collectionneurs, et le Lagonda Taraf est défini par des chiffres qui donnent le tournis. Seulement 120 unités ont été produites dans le monde entier. Sur ce total minuscule, on croit qu’une fraction infime seulement a été officiellement importée en Amérique du Nord. Le modèle qui sera mis aux enchères est donc l’un des « oiseaux rares » définitifs, représentant une opportunité unique d’acquérir une pièce d’histoire automobile qui réapparaîtra difficilement sur le marché.
Ce qui rend cet exemplaire spécifique encore plus intrigant, c’est son historique de propriété. Importé aux États-Unis en 2018, le véhicule n’a pas été immédiatement livré à un client final. Au lieu de cela, il est resté exposé dans la salle d’exposition Aston Martin de Beverly Hills jusqu’en 2023. Cela signifie que, bien qu’il ait été récemment vendu à un propriétaire privé, la voiture a passé la majeure partie de sa vie comme une vitrine statique, préservant son état de zéro kilomètre de manière presque chirurgicale.
Pour comprendre le niveau d’exclusivité que représente cette berline, il suffit de la comparer à d’autres éditions limitées qui définissent le luxe moderne. Alors que des modèles comme le Bentley Bentayga Something Blue impressionnent avec leur tirage limité à seulement 10 unités au Japon, le Taraf conserve un statut d’élusivité global que peu peuvent égaler, ayant été à l’origine conçu uniquement pour l’élite du Moyen-Orient avant une ouverture tardive à d’autres marchés.

Ingénierie V12 et Luxe Sur Mesure
Sous le capot allongé de la Taraf réside le cœur battant qui justifie son prix d’origine estimé à 1 million de dollars. La berline est propulsée par un moteur V12 de 5,9 litres, directement hérité de l’Aston Martin Rapide, mais calibré pour produire 540 chevaux. L’ingénierie derrière ce monstre à quatre portes est fascinante. Contrairement à ses concurrents directs, comme Rolls-Royce ou Maybach, qui privilégient l’isolation totale, la Taraf a été conçue pour conserver l’agilité caractéristique de la marque britannique.
Des tests précédents réalisés au Royaume-Uni ont révélé que, malgré son statut de berline ultra-luxueuse destinée à être conduite par des chauffeurs, la Taraf préserve l’athlétisme d’Aston Martin. Cependant, la réponse de l’accélérateur a été intentionnellement adoucie. Ce calibrage vise à éviter les à-coups brusques qui pourraient perturber la tranquillité des passagers à l’arrière, créant un équilibre délicat entre performance brute et confort serein. C’est une approche similaire à celle que l’on trouve dans les véhicules blindés de haute sécurité, comme la Mercedes-Benz S-Class S680 Guard 2027, où la protection et le confort dictent la dynamique de conduite.
L’intérieur de cet exemplaire spécifique est une leçon de sophistication. Revêtu d’une peinture brillante Carbon Black, l’habitacle présente un cuir bicolore en Obsidian Black et Ivory. Les détails sont abondants et faits à la main, comprenant une doublure de toit en suédine synthétique et des logos Lagonda brodés sur les appuie-tête. L’espace arrière est généreux, surpassant déjà la spacieuse Rapide, avec des sièges coquilles qui reflètent ceux à l’avant. Parmi les accessoires originaux accompagna nt la vente aux enchères, on trouve des écouteurs Bang & Olufsen, deux iPads Minis montés sur les dossiers des sièges avant et un parapluie exclusif avec l’emblème de la marque.

Le Dilemme de l’Investisseur à la Vente aux Enchères Amelia
L’arrivée de cette Taraf à la vente aux enchères Amelia soulève des questions intéressantes sur la valorisation des actifs automobiles. Lors de son lancement, elle était considérée comme la berline la plus chère au monde. Aujourd’hui, avec le marché des voitures classiques et modernes fluctuants, le prix final du marteau sera un thermomètre de l’appétit des collectionneurs pour les berlines de super luxe de l’ère moderne. Le propriétaire précédent subira-t-il une perte significative ou le facteur rareté fera-t-il grimper la valeur au-delà du prix original ?
Pour les passionnés qui suivent l’évolution des marques de luxe, cette vente aux enchères offre un contraste intéressant avec les lancements actuels de la propre Aston Martin. Alors que la marque mise maintenant sur des modèles sportifs agressifs, comme détaillé dans l’Aston Martin Vantage S 2026, la Lagonda Taraf reste un monument à une époque des berlines grand tourers qui privilégiaient la présence silencieuse à l’ostentation bruyante.
De plus, la présence d’un V12 atmosphérique dans ce châssis évoque la nostalgie dans un monde qui se dirige rapidement vers l’électrification et les moteurs plus petits. C’est un rappel de l’époque où la puissance venait du déplacement et de la douceur, une philosophie que l’on voit également célébrée dans les projets de préparateurs d’élite cherchant à tirer le maximum de moteurs emblématiques, similaire à ce qui a été réalisé avec la BMW M760Li Manhart MH7 700, où le V12 a été poussé à la limite avant de devenir une relique.
Tandis que le monde automobile se tourne vers l’avenir, avec des hypercars comme la Bugatti W16 Mistral célébrant la fin d’une ère des moteurs W16, l’Aston Martin Lagonda Taraf offre une alternative distincte. Ce n’est pas seulement une voiture ; c’est une déclaration selon laquelle le véritable luxe n’a pas besoin de crier, mais plutôt de chuchoter avec autorité. Le résultat de cette vente aux enchères en 2026 déterminera si ce chuchotement justifie l’investissement à sept chiffres attendu par le marché.
















