ALPINE A110 2027 rompt la promesse d’électrification totale. Nouvelle plateforme APP cache un secret qui change tout pour les fans de sportives légères. Découvrez maintenant.

La promesse était catégorique : la prochaine génération de ALPINE A110 serait 100 % électrique, point final. Mais dans un retournement qui expose la complexité de la transition énergétique mondiale, la marque française vient d’admettre ce que les passionnés soupçonnaient depuis des mois. La nouvelle plateforme qui soutiendra l’icône des courbes alpines a été conçue dès le départ pour abriter quelque chose que l’industrie tente d’enterrer : le bon vieux moteur à combustion.
Le Mensonge Nécessaire Qui a Duré Trop Longtemps
Pendant des années, Alpine a martelé le même récit. Électrification totale, fin de la ligne pour les moteurs thermiques, adieu à l’ère des ronflements gutturaux. La stratégie avait du sens sur le papier : la marque avait besoin d’une histoire de durabilité pour justifier son expansion mondiale sous l’égide du Renault Group et de son plan « futuREady ».
Mais les chiffres ne mentent pas. Tandis que Alpine célébrait son « record » de 10 970 unités vendues en 2024 — une croissance à trois chiffres, oui, mais un volume dépassé par une seule usine de Porsche en quelques semaines —, la réalité s’invitait à la porte. L’électrification forcée des sportives de niche s’avère un coup dur financier.
La preuve ? Porsche même, référence absolue du segment, continue de repousser le lancement de la 718 électrique. Chaque mois de retard est un mois de plus de ventes du boxer six cylindres, que les clients veulent réellement acheter. Alpine, apparemment, a tiré la leçon avant de commettre l’erreur.

La plateforme APP : Ingénierie à double face
Le cœur de ce changement de posture est la Alpine Performance Platform (APP), architecture modulaire en aluminium que la marque a développée en interne. Techniquement ambitieuse, elle promet de transporter l’agilité emblématique d’Alpine dans l’ère électrique sans sacrifier le poids plume.
L’ingénierie est sophistiquée : deux batteries séparées positionnées stratégiquement pour atteindre une répartition du poids de 40:60, architecture en 800 volts avec technologie Cell-to-Pack, essieu arrière électrique 3-en-1 avec moteurs doubles et onduleurs en carbure de silicium (SiC). Le Alpine Dynamic Model (ADM ECU) centralise le contrôle de tout, de la gestion thermique à l’aérodynamique active.
Mais le détail qui a changé la donne est venu de la bouche même de Philippe Krief, PDG d’Alpine, dans une interview accordée à Autocar :
« Et avant que vous demandiez, oui, la plateforme a été conçue pour accueillir un moteur à combustion. »
Cette phrase, apparemment anodine, déconstruit des années de communication officielle. La APP n’est pas une plateforme électrique adaptée. C’est une plateforme multi-énergie dès sa conception, ce que toute l’industrie tente de cacher pour des raisons d’image.
Ironie du sort ? La même plateforme a déjà fait ses débuts sur la spectaculaire Renault 5 Turbo 3E, preuve que l’ingénierie française sait encore créer de l’émotion sur roues.

Variantes, Production et le Futur Que Personne N’Attendait
La nouvelle génération de A110 arrivera en trois configurations de carrosserie : le classique coupé, un spider sans toit pour les puristes, et une version surprenante 2+2 qui élargit la polyvalence sans trahir l’essence.
La production reste à Dieppe, dans la légendaire Manufacture Alpine Dieppe Jean Rédélé, préservant le patrimoine industriel et le savoir-faire artisanal de la marque. C’est un pari audacieux en ces temps de fabrication décentralisée, mais qui renforce le positionnement premium d’Alpine.
Ce qui n’a pas été confirmé — et ici réside la grande inconnue — c’est quel moteur thermique pourrait équiper la APP. Les spéculations pointent vers des évolutions du 1.8 turbo actuel de Renault, possiblement avec une hybridation légère pour respecter les réglementations. Une autre hypothèse, plus audacieuse, serait un partenariat avec Mercedes-AMG pour l’utilisation de leurs moteurs quatre cylindres, vu le lien entre Renault et l’étoile allemande.

Ce que nous savons, c’est que la décision finale dépendra des réglementations, des coûts et — surtout — de la volonté des clients. Si la Porsche a déjà reculé dans sa stratégie électrique avec le Cayenne, pourquoi Alpine ne ferait-elle pas de même dans un segment encore plus émotionnel ?
La stratégie commerciale de la marque évolue aussi. En plus des traditionnelles Alpine Stores, les Ateliers Alpine à Paris, Barcelone et bientôt Londres et Milan offrent des expériences immersives avec gastronomie et simulateurs. Le centre La Piste Bleue à Le Mans complète l’écosystème de la marque, connectant les clients à l’héritage compétitif d’Alpine.
Pour ceux qui suivent de près la transition énergétique, le cas A110 est un signe clair : la mort du moteur à combustion a été annoncée prématurément. Les marques de niche, en particulier, ne peuvent pas se permettre d’ignorer ce que leurs clients désirent réellement. Et entre les virages de montagne, où chaque kilogramme et chaque dixième de seconde comptent, l’électrification doit encore prouver qu’elle peut remplacer — et non seulement compléter — l’expérience puriste d’un sportif léger.
La question qui reste est : quand Alpine révélera enfin la A110 avec un moteur à combustion, sera-t-elle considérée comme une trahison de la promesse écologique ou comme une victoire pour les passionnés ? Sur le marché des voitures sportives, la réponse est généralement dictée par les ventes — et non par les communiqués de presse.









